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Dim 29/10/2017 sortie SMF

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il y a 1 mois 1 semaine - il y a 1 mois 1 semaine #5796 par mla
mla a créé le sujet : Dim 29/10/2017 sortie SMF
SORTIE SMF ORGANISÉE PAR LE CLUB MYCOLOGIQUE CONFLANAIS

LE DIMANCHE 29/10/17

UNE JOURNÉE RICHE EN SURPRISES ET IDENTIFICATION

La vingtaine de personnes, dont sept membres de la SMF que nous avons retrouvées au parking de la gare de Saint-Nom-la-Bretêche, ont connu leur première surprise lorsque je leur ai annoncé que nous allions nous déplacer à la Croix de Noailles, en forêt de Saint Germain, car j’avais repéré la veille que le trajet prévu avait été saccagé par des coupes qui rendaient impossible l’organisation d’une sortie mycologique.

Après avoir réparti les personnes venues en train depuis Paris dans plusieurs voitures, un convoi se forma pour rejoindre le nouveau lieu de rendez-vous.
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A midi et demi, nous attendait notre deuxième surprise car à notre arrivée à l’abri où nous devions faire notre séance d’identification des espèces cueillies le matin, nous le trouvâmes occupé par un groupe de marcheurs en train de pique-niquer. Il n’y avait guère de place pour présenter nos récoltes, mais là encore notre groupe fit la preuve de ses remarquables capacités d’adaptation en occupant au départ une petite zone libre qu’il élargit progressivement, en conquérant de nouvelles surfaces au détriment des pique-niqueurs contraints de serrer les rangs.
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Quatre-vingt-quinze espèces furent identifiées durant cette matinée. Après ce tour d’horizon où notre cerveau avait été mobilisé en priorité sur la connaissance des espèces, il était temps de satisfaire notre estomac qui commençait à crier famine, ce que nous fîmes sans difficulté, car les derniers marcheurs nous laissèrent la place libre. Cela tombait bien, car la bruine s’était également mise à tomber. Cela nous conforta dans l’idée que nous avions eu de la chance de pouvoir changer de zone de prospection, car nous n’aurions pas pu disposer d’un lieu aussi confortable à l’abri de la pluie. Ce pique-nique fut un moment de grande convivialité où chacun fit goûter mets et vins qu’il avait apportés et où le groupe prit en charge un jeune couple qui avait oublié d’apporter son panier-repas.
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Après déjeuner, nous n’étions plus que huit pour continuer notre sortie, et j’ai proposé un deuxième circuit qui s’est avéré très intéressant, car nous trouvâmes seize espèces nouvelles, dont en particulier, un magnifique exemplaire d’Amanite phalloïde.
L’après-midi se termina par un long moment d’excitation intellectuelle où notre groupe découvrit une quinzaine d’exemplaires d’une espèce qui nous était inconnue. Il s’agissait de grands champignons dont le chapeau de couleur blanche mesurait jusqu’à 10 cm de diamètre, avec des lames arquées, décurrentes et anastomosées près d’un pied concolore dégageant une odeur forte. Marcel Bon et Régis Courtecuisse furent consultés longuement sans succès et nous nous contentâmes d’en cueillir quelques exemplaires et de les prendre en photo. Cela me permit d’envoyer ces photos à Marie-Louise qui me proposa le soir même le nom de Leucopaxillus paradoxus. Je pus alors vérifier que mes exemplaires avaient bien, comme le disait Marcel Bon, « des lames prolongées par un filet au sommet du stipe » et que les lames près du pied étaient anastomosées exactement comme le montre la photo figurant dans l’ouvrage de Guillaume Essartier.
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Mais cette histoire d’identification n’était pas terminée, car trois jours après, je reçus un mail de la part d’une participante à la sortie où elle m’apprit que la SMF avait confirmé qu’il s’agissait bien d’un Leucopaxillus paradoxus.
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Tout était bien qui finissait bien, puisque les experts étaient d’accord sur l’essentiel, le même diagnostic sur le nom de l’espèce, même si leurs avis divergeait-en matière d’interprétation de l’odeur de ce champignon :
• Guillaume Essartier parle « d’odeur aromatique forte »,
• Régis Courtecuisse évoque « une odeur complexe d’agrumes, de fleur d’oranger avec une composante désagréable d’insecticide »,
• Marcel Bon propose « une odeur farineuse puis aromatique forte, de pâte de guimauve ou cage aux fauves ».
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Nos meilleurs experts mycologues partagent la même qualité que les plus grands œnologues, ils sont aussi poètes ! En effet, « en matière de goûts, de couleur… et d’odeur, on ne discute pas ».

Jean Grandclerc
Pièces jointes :
Dernière édition: il y a 1 mois 1 semaine par mla.

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